The last run south – back to Santiago

De retour à Calama, je me sens à la fin du voyage, mais il me reste encore de belles surprises sur le chemin de Santiago.

Samedi 26, départ de Calama en direction de Pan de Azucar, un parc naturel sur la cote pacifique.

La route entre Calama et Antofagasta est une longue ligne droite dans le désert. Je ne sais pas si c’est à cause de la chaleur, mais les bas-cotés sont jonchés de carcasses de pneus de camion. Je m’arrête même pour récupérer des morceaux en vue de fabriquer un nouveau protecteur de chaîne.

Je continue vers le sud après un passage rapide par Antofagasta qui ne semble pas présenter particulièrement d’intérêt. La route alterne entre chemins côtiers et arrière pays montagneux et désertique.
J’arrive finalement dans le parc à 18h.

Un peu déçu, ou plutôt surpris par ce parc qui ne me semble pas présenter de richesses particulières par rapport au reste des paysages côtiers de la journée.
Mais le cadre est agréable et que dire du camping sur la plage

Qu’y a-t-il de mieux après une longue journée de route qu’un mate argentin devant un coucher de soleil?

Au programme de la journée de dimanche, c’est route côtière et plages. Beaucoup de chiliens m’ont parlé des plages sauvages et des paysages magnifiques entre Caldera et Huasco: Baya Inglesa, Playa Esmeralda, Punta Lobos…

Je commence par bahia Inglesa ou le cadre se prête parfaitement à la dégustation d’une savoureuse tartelette de fruits

Je poursuis ensuite ma route en direction des plages plus isolées au sud et… et bien je dois dire que je suis encore une fois un peu déçu!

La cote est une succession de baies sablonneuses au milieu du désert. C’est pas mal, le coin serait parfait pour un gros barbecue de poisson entre ami, le vent est idéal pour le kitesurf (mais je n’ai pas vu une seule voile en 300 kilomètres de cote)… mais ça ne casse pas non plus des briques… et l’eau est froide!
Après un arrêt déjeuner à Puerto Viejo, je décide de revoir mon programme : au lieu de passer la nuit sur la cote, je profite de l’après-midi pour continuer jusqu’à la Serena.

Lundi matin, direction l’interieur des terres et el valle del Elquí, zone de production de la boisson nationale : el Pisco!

La route passe par l’embalse de Puclaro

puis par la petite ville de vicuña ou je fais un detour par les hauteurs pour jeter un oeil à l’observatoire Cerro Mamalluca

El valle del Elqui est une vallée étroite encastrée dans les montagnes. Les terres cultivée grimpent à flanc de montagne de façon impressionnante. J’imagine péniblement le travail agricole de ces zones.

Le raisin sèche au soleil

Je repars en direction de La Serena en milieu d’après-midi et en repassant par le lac de Puclaro, que vois-je???? Des ailes de Kite-surf!!!
Je fais donc demi-tour pour rejoindre le petit village de l’autre coté du lac ou semblent être réunis les voileux.

Et comme la chance me sourit, il y a sur la « plage » une école de kite ou je peux louer du matériel,

C’est parti pour 3 heures de navigation sur une eau presque plate, avec un gros vent bien constant et d’énormes sauts à la clef!

Vue sur le lac en fin de journée:

Le contact passe très bien avec Ariel qui tient l’école et il me propose de passer chez lui pour pouvoir me connecter à internet et donner des nouvelles à Adriana.
L’hospitalité chilienne étant ce qu’elle est, Ariel et sa copagne m’invite pour dîner et me propose de monter ma tente dans leur jardin🙂

Mardi matin, départ pour la dernière étape du voyage : Valparaiso

Le centre névralgique de la ville, el plano, est coincé tout en longueur entre la mer et le pied des collines. Le trafic y est intense, que ce soit dans les rues ou sur les trottoirs.

Les collines sont couvertes par les quartiers résidentiels formant un dédale de ruelles désordonnées et pittoresques. Les habitations les plus humbles côtoient des maisons luxueuses héritées de la présence anglaise, française et allemande. Le tout étant coloré d’innombrables peintures, fresques et tags faisant écho à la qualité de Valparaiso de capitale culturelle du Chili.


Apres deux journées bien remplies à me balader dans Valparaiso, je prends jeudi matin la direction de Santiago ou ce sont à nouveau Jérôme et Vit qui m’accueillent dans leur maison de Nuñoa.

Vendredi matin, après une longue attente au Registro Civil, la poderosa Honda falcon est vendue et prête à partir vers de nouvelles aventures!
Elle a maintenant 53400 kilomètres au compteur, j’ai donc parcouru 16700 kilomètres au cours de ces deux mois de voyage!

Je profite tranquillement de mon dernier week-end au Chili.
Samedi, après avoir accompagné Jérôme et Vit au marché bio ou ils font leurs courses hebdomadaires de fruits et légumes, je suis invité par Mauricio (le propriétaire précédant de la moto) à venir déjeuner dans sa nouvelle maison.

Dimanche, grand tour en vélo avec mes hôtes qui m’emmènent au Cerro San Cristobal puis au marché central pour un déjeuner de fruits de mer.

Lundi 7 mars, dernier jour de ce grand voyage, je pars pour l’aéroport en fin de matinée, ce soir je serai de retour a Mexico !

Publié dans Chile | 1 commentaire

To Uyuni and back

Au départ, le voyage avait deux objectifs: Ushuaia et Machu Picchu.
En bon gestionnaire de projet, je sais qu’il n’est pas bon de courir deux lièvres à la fois, surtout quand ils sont séparés par plus de 5000 kilomètres… Et après presque deux mois sur la route, je commence à fatiguer, pas uniquement physiquement, mais également émotionnellement: au bout d’un certain temps, ça devient dommage de voir de si beaux endroits sans personne avec qui les partager.

Par dessus le marché, c’est le milieu de la saison des pluies en Bolivie et au Pérou, ce n’est donc pas la meilleure période pour y aller. J’ai croisé plusieurs personnes qui en viennent et, bien que le voyage soit spectaculaire, les conditions sont dures.

J’y pense depuis un certain temps mais j’ai finalement pris ma décision, je n’irai pas au Pérou. Du moins pas maintenant. Je ne me sens plus assez de motivation pour pouvoir en profiter pleinement, je préfère donc me réserver la découverte de ce magnifique pays pour une autre occasion.

Reste la question de la Bolivie. J’ai très envie de voir le salar de Uyuni qui n’est pas très loin de là ou je suis (au point ou j’en suis, 500 kilomètres de pistes, c’est presque la porte à coté).
Mais:
– je sais que la pluie complique grandement les choses,
– mon pneu avant est bien usé, si je croise de la boue, je suis presque certain de finir par terre,
– Sans le protecteur de chaîne, celle-ci s’use à vitesse grand V, surtout sur chemins dégradés, et casser une chaîne au milieu de nul part n’est pas le genre d’aventure dont j’ai envie en ce moment.
– En cette saison, le salar est inondé, il est donc presque impossible de le traverser en moto, le coin perd donc une grande partie de son attrait.

Mais je suis trop près pour ne pas y aller!!!
Et comme un petit coup de pouce du destin, je croise un mécanicien moto au coin d’une rue de San Pedro qui me dit qu’il a une chaîne et une couronne pour ma moto!
Au final la couronne est trop grande, mais je pars avec une chaine neuve et une réparation de fortune pour parer au manque de protège chaîne: un bout de chambre à air, du scotch americain et le tour est joué

Jeudi 24 février, je pars donc à 8 heures du matin de mon mini camping de san Pedro.
Premier arrêt à Calama, je poirote jusqu’à 10h30 devant le magasin de moto dans l’espoir de pouvoir changer mon pneu avant, comme les propriétaires ne semblent pas décidés à ouvrir, je reprends la route avec mon vieux pneu.

Je pars donc en direction du poste frontière de Ollague au milieu de la cordillère. La première partie de la piste est rapide mais peu distrayante.

Arrivé au salar de Ascotan, ça devient plus distrayant mais nettement moins rapide, ça monte, ça tourne et il faut bien faire des pauses pour immortaliser le moment🙂

Puis arrivée sur un autre salar : Carcote
Je ne pensais pas que les petits rails traversés à plusieurs reprises étaient encore en service, mais le train de marchandise que je vois en contre bas témoigne du contraire.

On note bien les signes d’activité de ce volcan avec la fumerolle qui s’échappe de la calotte.

J’arrive au village frontalier de Ollague vers 14 heures, j’ai faim et me mets à la recherche d’un endroit ou dejeuner… Eh bien non, dans aucun des 4 restaurants que je trouve on ne peut me servir à manger… OK, ni modo, je continue.

Le passage de la frontière chilienne est rapide et sans souci.
Ça prend plus de temps du coté Bolivien, mais je rentre finalement en Bolivie vers 16 heures.

Il y a 250 kilomètres de piste entre le poste frontière et Uyuni.
Un anglais sur une Yamaha 660 XT me dit qu’il a mis 3 heures 1/2, le douanier me dit qu’il faut entre 5 et 6 heures… On verra.

A peine suis-je reparti qu’un couple sur une KTM 990 adventure m’arrête. Je crois qu’ils avaient juste besoin d’exprimer leur enthousiasme après une journée de route qu’ils disent être la plus belle depuis le début de leur voyage. Puisque je vais vers là d’ou ils viennent, c’est bon signe!

Et effectivement, la route est impressionnante. Tous les 30 ou 50 kilomètres, les paysages changent offrant une succession de paysages à couper le souffle.

A cet endroit, je rentre dans une foret de pierres érodées par le vent et la pluie, on se croirait dans l’atelier d’un sculpteur géant et fou! Les photos ne permettent absolument pas de s’en rendre compte, je n’ai pas du m’arrêter aux bons endroits, il fallait y être!

Les paysages deviennent moins arides et je croise àa plusieurs reprise des troupeaux de lamas et de moutons

Vous noterez que les lamas sont prêts pour sortir, ils ont boucles d’oreille et colliers!

La piste devient très droite, avec peu de dénivelée, les kilomètres défilent donc assez vite

J’arrive finalement à Uyuni en fin d’après midi en ayant fait le même temps que l’anglais et sa XT!!!

Bien que très touristique, on se sent vraiment ailleurs… en Bolivie par exemple.
Les femmes sont presque toutes vêtues de façon traditionnelle, beaucoup ont des chapeaux melon qui semblent trop petits et sont juste posés sur leur tête.

Je n’ai pas pris de photos des gens dans les rues, je ne le sentais pas, je m’en remets donc à nouveau au blog de Chevalier Noir bien que lui non plus n’en ait pas prises beaucoup

Pour le dîner, plat typique de la Bolivie… Du poulet et du riz!
Et pour le désert, un « pastel »: une sorte de galette frite, le beignet local en quelques sortes, accompagné d’une boisson à base de maïs comparable au atole mexicain.

Vendredi 25 février. Apres une bonne nuit dans un hôtel du centre (pour le même prix qu’un camping au Chili), je pars pour les deux attraits touristiques d’Uyuni,
Le cimetière de trains

Mais surtout le fameux salar d’Uyuni!!!!

Pendant la saison sèche, le lac est entièrement desséché, permettant de rouler sur la croûte de sel comme a Bonneville aux USA.
Mais le lac etant pratiquement entièrement innondé, je dois donc me contenter de rester sur le bord.

Au retour, je m’arrête devant un hôtel construit en briques de sel:

Mais le restaurant étant fermé, je ne pourrais pas y déjeuner…

Sur la route qui me ramène vers le village d’Uyuni, mon attention est constamment attirée par les montagnes qui se trouvent à ma gauche. Non que la vue soit particulièrement belle, mais de gros nuages noirs semblent vouloir venir jouer les touristes…
Je me rappelle des recommandations qui m’ont été données
« quand il pleut, les chemins se transforment en boue »
« la boue est argileuse et très glissante »
« il pleut tous les deux trois jours »

En gros, si ces gros nuages se décident à venir nous arroser, je serai coincer ici jusqu’à nouvel ordre.

Il est midi, je décide donc de repartir aujourd’hui même au Chili.
Apres un passage express pour récupérer mes affaires à l’hôtel, je suis prêt pour refaire en sens inverse les 500 kilomètres d’hier!

Arrêt à San Cristobal pour prendre de l’essence

Il y a moins de monde qu’hier sur la route… mais quelques squatteurs

aujourd’hui, ce sont les moutons qui sont parés pour sortir:

J’arrive au poste frontière ou je suis accueilli comme il se doit par quelques goûtes de pluies.
Le douanier bolivien est surpris de me revoir si vite mais approuve ma décision compte tenu de la météo, il me conseille de revenir en septembre lorsque le temps est sec sans être trop froid. En cadeau de départ, il me donne quelques feuilles de coca pour la route.

Le temps est couvert, mais il ne pleut pas du coté chilien.
La route est toujours aussi belle, et j’ai la sensation étrange du devoir accompli. Ça y est, je suis allé partout ou je voulais aller, je suis à la fin de mon voyage. Oui, enfin il me reste tout de même 2000 kilomètres pour rentrer a Santiago.
Mais le coeur léger, je conduis comme si j’étais dans une spéciale de rallye enduro, avec la roue arrière qui chasse dans les virages sablonneux… bref, je m’amuse!

J’arrive à la fin de la piste au moment ou le jour se couche, perfect timing. A ma droite j’ai le coucher de soleil sur une chaîne de montagne

A ma gauche, un arc en ciel sur la cordillère

Sweet!

Lorsque j’arrive a Calama, il fait nuit noire, je tourne un moment dans le centre avant de trouver un hôtel abordable. C’est le fin de deux jours bien remplis!

Publié dans Bolivie | Laisser un commentaire

San Pedro de Atacama : 21-24 février

Beaucoup de kilomètres parcours ces derniers temps dans des conditions pas toujours des plus favorables. Je suis donc content d’arriver à San Pedro de Atacama et de m’y pauser quelques jours pour « souffler ».

Il faut le dire, c’est un village très mignon, mais également très touristique. Dans le centre, tous les locaux commerciaux proposent des expéditions pour aller sur le salar, les lagunas, en Bolivie… Beaucoup de magasins de souvenirs, de restaurant, mais l’ambiance est cool et très hétéroclite.
Je me suis installé dans un camping ultra compact, en fait c’est un jardin dans lequel s’entassent les tentes les unes contre les autres. Mais il y a des salles de bain très bien tenues, une cuisine, une salle commune et une tres bonne ambiance. C’est en racontant tout cela que je me rends compte que je prends beaucoup de photos de paysages mais pas assez des gens… Note pour le prochain voyage donc!

Bref, une fois la tente montée, je pars me balader
L’entrée du centre:

L’église:

et en bon touriste, je m’inscris pour un tour proposant d’aller faire du sandboard dans la vallée de la mort, sounds good!

Nous partons donc vers 16h pour une session de snowboard sur une dune de sable.
J’ai une video de la session mais il faut que je la monte un peu, j’actualise ASAP

Pas de remonte pente, il faut grimper…

mais outre le fait de pouvoir redescendre, on a depuis le haut la piste une vue magnifique sur la vallée

Le lendemain, je pars à Calama à 100 kilomètres pour tenter de trouver un nouveau kit chaîne et surtout, le protège chaîne qui me fait défaut et dont l’absence provoque une usure plus qu’accélérée de la transmission. Je reviens bredouille, mais j’aurai bien profiter du panorama, désert sur fond de cordillère de Andes, on ne s’en lasse pas.

Et puis comme il faut bien passer le temps, je fais des photos qui ne servent à rien…

Au retour, je passe par la vallée de la Lune,

Une des « attractions » de l’endroit est une tunnel souterrain que l’on peut explorer façon spéléo

Enfin, petit détour par la vallée de la mort avant de rentrer a San Pedro

Mercredi 23 Février, je pars pour une journée « visite des Lagunes ». Toutes sortes de tours sont proposés aux touristes pour visiter ces endroits, mais je pars seul en moto vers l’aventure!

Je commence par la Luguna Cejar à 25 kilomètres de San Pedro, au coeur du salar.
C’est un trou d’eau au milieu de la zone la plus aride du monde…

Il fait chaud, il fait sec, une petite baignade n’est donc pas de refus.

L’eau est excessivement salée, on y flotte donc comme dans la mer mort,

mais ca pique un peu les yeux.

Et en sortant, on sèche très vite pour se retrouver couvert d’une désagréable pellicule de sel…

Apres la laguna Cejar, je pars en direction de l’une des réserves de flamants rose de la région, la laguna Miscanti se trouvant à l’extremité sud du salar, au pied de la cordillère.

Je passe par le village de Toconao dont le principal intérêt est sa place centrale et son église

Apres le pueblito de Socaire, la route devenue chemin se met à monter fortement en direction des montagnes, On voit ici Miñiques qui culmine à 5910 mètres.

Finalement, je vois tres peu de flamants, mais l’endroit est impressionnant

Retour en fin d’apres-midi vers San Pedro, sur la route, un petit mont me fait penser aux sphinx d’Egypte

Publié dans Chile | Laisser un commentaire

Salta – San Pedro de Atacama

Enfin à Salta! Apres les deux derniers jours, je suis heureux d’être dans cette ville pleine de couleurs et de beaux monuments.
Pour me remettre, je fais une entorse à mes habitudes de budget restreint et me pause dans un hotel cosy et accueillant, je l’ai bien mérité!

Pour vous donner un petit appercu de la ville, comme je n’ai pas de photos particulièrement sympathiques, je me réfère donc au blog de Chevalier noir
http://www.ride-the-world.net/wordpress/?p=2352&lang=fr

La catedrale de Salta (image de Chevalier Noir)

Une église a coté de mon hotel (image toujours de Chevalier Noir)

Une rue du centre

Dimanche 20, apres un passage par le marché d’artisanat, je pars en direction du nord et du Paso de Jama pour traverser une nouvelle fois les Andes et repasser au Chili.

A la sortie de Salta, au lieu de prendre la route principale, je passe par un itinéraire secondaire serpentant dans les montagnes, un terrain de jeux idéal pour tout motard qui se respecte, même si une moto moins chargée eu été requise.

Au fur et à mesure des kilomètres, les paysages passent du vert tropical mouillé au ocre aride, mais toujours des points de vue spectaculaires

Je passe par Jujuy puis Tilcara ou je m’arrête pour déjeuner un steak de lama…

Le point d’entrée du Paso de Jama est le petit village de Purmamarca:

Je suis à +/- 300 kilomètres de San Pedro de Atacama, sachant que l’après-midi est déjà bien avancée, je sens que ça va être compliqué cette affaire…
Mais je pars serein et comme toujours dans un cadre digne des meilleurs documentaires d’Arte.

Apres peut être 80 kilomètres, le temps se gâte et je me prépare psychologiquement à affronter la pluie.

En raison de l’altitude, la moto a perdu beaucoup du peu de sa puissance et ma vitesse de croisière est nettement inférieure à ce que j’avais prévu.
Heureusement, en arrivant à Salinas grandes, le ciel décide de m’épargner et m’offre un spectacle grandiose sur les salines.

Je continue tranquillement ma route tout en étant légèrement angoissé à l’idée d’être aussi loin de mon objectif alors que le soleil se prepare à se coucher…
Et lorsque le soleil est sur le point de disparaître, c’est la pluie qui rentre en scène!!!
Ok, la lumière, bien qu’impossible a immortalisée dans mon compact, est superbe mais il fait froid, il pleut, je suis au milieu de nul part et je n’ai croisé personne depuis un bon moment!

Je continue dans la semi obscurité, la pluie et le moral descendant progressivement en direction de mes chaussettes humides. Je vais bientôt arriver à la frontière, mais selon tout vraisemblance, je n’y trouverai rien, j’ai donc deux options:
-négocier avec les douaniers pour passer la nuit sur un banc à la douane😦
– monter sous la pluie et dans l’obscurité ma tente qui est toujours trempée après la nuit à Belen😦
Pour faciliter les choses, il me reste 2 pesos argentins en poche…

Et la, comme dans les films, je vois la lumière au bout du tunnel. Juste avant la frontière, il y a une station service ultra moderne, Ils ont des chambres, un dîner chaud, internet, une douche chaude et acceptent les cartes de crédit!!!! A ce moment la, c’est exactement ma définition du paradis!

Je repars le lendemain matin frais comme un gardon et c’est la première et dernière fois que je rentre au Chili sans pluie.

Il me reste une grosse centaine de kilomètres que je parcours tranquillement faute d’oxygène dans mon carburateur ce qui me donne le temps de profiter pleinement des paysages.

J’arrive au touristique village de San Pedro de Atacama en milieu de journée… Suite au prochain épisode!

Publié dans Argentine | Laisser un commentaire

Du meilleur au pire…

A la fin de l’article prédédant, j’entrais dans Chilecito, petite bourgade de la région de Catamarca sans grand charme.
Je mis à part un arret essence, je ne m’attarde pas et continue tout droit en direction du nord.

Je joue un petit peu à cache cache avec la pluie

et arrive finalement en fin de journée à Belen, autre petite bourgade sans grand charme.
Je trouve un camping en dehors de la ville dont le principal point fort est d’être bon marché.
et la, tout va mal… je ne me sens pas au top mais mets ça sur le coup de la fatigue, a tel point qu’à peine la tente montée, je me couche😦

… pour me lever à toute vitesse une vingtaine de minutes plus tard et vomir derrière la tente devant une famille qui s’installe… Désolé…

Apres une nuit agitée je range mes affaires et plie ma tente détrempée par une nuit de pluie et part l’estomac vide en direction du nord.

Apres une cinquantaine de kilomètres, la RN40 qui vient d’abandonner l’asphalte pour repasser en mode ripio me réserve une nouvelle -mauvaise- surprise. Ce qui aurait du n’être qu’un simple passage de gués s’est transformé en une véritable rivière à cause de la pluie tombée pendant la nuit dans les montagnes.
Je discute avec un motard local qui a tenté de traverser, s’est fait emporter et attend de l’aide ne pouvant repartir avec son guidon cassé.
Je renonce définitivement à toute tentative en voyant un 4×4 passer à deux doigts de se faire embarquer par le courant.
J’ai tout de même bien réfléchi à la question puisque mon alternative est un détour de 600 kilomètres😦

Ni modo, je fais donc demi-tour, l’estomac vide, le ciel gris… et c’est parti pour 300 kilomètres de route monotone.
Je fini à Catamarca, capitale de la région éponyme et comme les villes précédentes… sans charme.
Je trouve un hôtel pas cher, sort pour chercher enfin quelque chose à manger mais fini par me rabattre sur la cafétéria d’une station service faute de mieux. C’est pas la joie.

Je repars rapidement samedi 19. La route présente peu d’intérêt et j’arrive enfin dans l’après midi à Salta et c’est la fin de la partie cafard du voyage🙂

Publié dans Argentine | Laisser un commentaire

El Rodeo – Chilecito: WAOU!!!!

Départ del Rodeo jeudi 17 février en direction de … on verra bien, je vais vers le nord, l’idée est d’arriver un jour a Salta, mais ça ne sera pas pour aujourd’hui, donc je vais rouler, profiter des paysages et m’arrêter quand je voudrai ou pourrai.

Et question paysages, je suis servi!
Ça commence tout de suite a la sortie del Rodeo ou la route longe une lagune qui parait-il se prête fort bien a la pratique du wind-surf, mais comme il n’y a pas de possibilité de louer de matériel, je continue ma route.

Apres une petite portion de terre

La route 150 continue entre montagnes et précipices, Magique!

A Jachal, je rejoins la route nationale 40 pour me retrouver une fois encore dans des paysages exceptionnels.

En sortant de cette zone de canyons, la route devient toute droite sur près d’une centaine de kilomètres. Il a beaucoup plu les jours précédents ce qui a laissé des séquelles: la route est coupée tous les 100 mètres par des coulées de boue et de pierres plus ou moins importantes.

Entrée dans une nouvelle zone de canyon

Puis retour sur un chemin de terre ocre qui serpente dans la montagne, époustouflant!

Un motard heureux:

Enfin, j’arrive a Chilecito ou l’on note les restes du passage du Dakar.

La suite au prochain article…

Publié dans Argentine | Laisser un commentaire

Boucle nord : Santiago – Mendoza

Apres avoir récupéré la moto chez Honda ou j’ai fait faire une révision complète, je pars Mardi 15 février de Santiago pour commencer la boucle nord de ce voyage.
Le trajet commence par une centaine de kilomètres d’autoroute pour aller en direction de la ville de Los Andes.
La route bifurque ensuite sur la droite pour partir droit sur les Andes.

Cette route est très connue, premièrement pour le commun des mortels car c’est le passage frontalier pour passer de Santiago a Mendoza en Argentine, mais pour les motards, il y a également une petite friandise sur le parcours.
Je crois avoir compter 27 virages…

Apres le passage de la frontière se trouvant au point le plus élevé de la route,

j’arrive au lieu dit El puente del Inca.

Ensuite, la route redescends doucement au milieu d’un décor somptueux.

Mais la nuit commençant a tomber, je m’arrête à Uspallata pour passer la nuit.

Mercredi matin, je décide de revenir sur mes pas en direction de la frontière passée la veille pour profiter des kilomètres parcourus hier de nuit et visiter le parc de l’Aconcagua.

Parc de l’Aconcagua

L’Aconcagua, toit du continent américain culminant a 6962 mètres:

Les sherpas revenant seuls…

Apres une gentille randonnée dans le parc je repars en direction de Mendoza. Le dénivelé n’est pas très fort, mais la route serpente a flanc de montagne, c’est impressionnant et un très bon moment.

N’ayant pas envie de faire le tour des vignobles ni de me retrouver en ville, je ne m’attarde pas a Mendoza et pars en direction de San Juan. Une fois passé Saint Juan, bifurcation sur la gauche pour prendre une route secondaire conseillée par un autre motard.

En fin de journée, je m’arrête a Rodeo pour passer la nuit dans un camping suffisamment abrité du vent.
Je note avec attention les conseils de sécurité!

Publié dans Argentine | Laisser un commentaire