The last run south – back to Santiago

De retour à Calama, je me sens à la fin du voyage, mais il me reste encore de belles surprises sur le chemin de Santiago.

Samedi 26, départ de Calama en direction de Pan de Azucar, un parc naturel sur la cote pacifique.

La route entre Calama et Antofagasta est une longue ligne droite dans le désert. Je ne sais pas si c’est à cause de la chaleur, mais les bas-cotés sont jonchés de carcasses de pneus de camion. Je m’arrête même pour récupérer des morceaux en vue de fabriquer un nouveau protecteur de chaîne.

Je continue vers le sud après un passage rapide par Antofagasta qui ne semble pas présenter particulièrement d’intérêt. La route alterne entre chemins côtiers et arrière pays montagneux et désertique.
J’arrive finalement dans le parc à 18h.

Un peu déçu, ou plutôt surpris par ce parc qui ne me semble pas présenter de richesses particulières par rapport au reste des paysages côtiers de la journée.
Mais le cadre est agréable et que dire du camping sur la plage

Qu’y a-t-il de mieux après une longue journée de route qu’un mate argentin devant un coucher de soleil?

Au programme de la journée de dimanche, c’est route côtière et plages. Beaucoup de chiliens m’ont parlé des plages sauvages et des paysages magnifiques entre Caldera et Huasco: Baya Inglesa, Playa Esmeralda, Punta Lobos…

Je commence par bahia Inglesa ou le cadre se prête parfaitement à la dégustation d’une savoureuse tartelette de fruits

Je poursuis ensuite ma route en direction des plages plus isolées au sud et… et bien je dois dire que je suis encore une fois un peu déçu!

La cote est une succession de baies sablonneuses au milieu du désert. C’est pas mal, le coin serait parfait pour un gros barbecue de poisson entre ami, le vent est idéal pour le kitesurf (mais je n’ai pas vu une seule voile en 300 kilomètres de cote)… mais ça ne casse pas non plus des briques… et l’eau est froide!
Après un arrêt déjeuner à Puerto Viejo, je décide de revoir mon programme : au lieu de passer la nuit sur la cote, je profite de l’après-midi pour continuer jusqu’à la Serena.

Lundi matin, direction l’interieur des terres et el valle del Elquí, zone de production de la boisson nationale : el Pisco!

La route passe par l’embalse de Puclaro

puis par la petite ville de vicuña ou je fais un detour par les hauteurs pour jeter un oeil à l’observatoire Cerro Mamalluca

El valle del Elqui est une vallée étroite encastrée dans les montagnes. Les terres cultivée grimpent à flanc de montagne de façon impressionnante. J’imagine péniblement le travail agricole de ces zones.

Le raisin sèche au soleil

Je repars en direction de La Serena en milieu d’après-midi et en repassant par le lac de Puclaro, que vois-je???? Des ailes de Kite-surf!!!
Je fais donc demi-tour pour rejoindre le petit village de l’autre coté du lac ou semblent être réunis les voileux.

Et comme la chance me sourit, il y a sur la « plage » une école de kite ou je peux louer du matériel,

C’est parti pour 3 heures de navigation sur une eau presque plate, avec un gros vent bien constant et d’énormes sauts à la clef!

Vue sur le lac en fin de journée:

Le contact passe très bien avec Ariel qui tient l’école et il me propose de passer chez lui pour pouvoir me connecter à internet et donner des nouvelles à Adriana.
L’hospitalité chilienne étant ce qu’elle est, Ariel et sa copagne m’invite pour dîner et me propose de monter ma tente dans leur jardin 🙂

Mardi matin, départ pour la dernière étape du voyage : Valparaiso

Le centre névralgique de la ville, el plano, est coincé tout en longueur entre la mer et le pied des collines. Le trafic y est intense, que ce soit dans les rues ou sur les trottoirs.

Les collines sont couvertes par les quartiers résidentiels formant un dédale de ruelles désordonnées et pittoresques. Les habitations les plus humbles côtoient des maisons luxueuses héritées de la présence anglaise, française et allemande. Le tout étant coloré d’innombrables peintures, fresques et tags faisant écho à la qualité de Valparaiso de capitale culturelle du Chili.


Apres deux journées bien remplies à me balader dans Valparaiso, je prends jeudi matin la direction de Santiago ou ce sont à nouveau Jérôme et Vit qui m’accueillent dans leur maison de Nuñoa.

Vendredi matin, après une longue attente au Registro Civil, la poderosa Honda falcon est vendue et prête à partir vers de nouvelles aventures!
Elle a maintenant 53400 kilomètres au compteur, j’ai donc parcouru 16700 kilomètres au cours de ces deux mois de voyage!

Je profite tranquillement de mon dernier week-end au Chili.
Samedi, après avoir accompagné Jérôme et Vit au marché bio ou ils font leurs courses hebdomadaires de fruits et légumes, je suis invité par Mauricio (le propriétaire précédant de la moto) à venir déjeuner dans sa nouvelle maison.

Dimanche, grand tour en vélo avec mes hôtes qui m’emmènent au Cerro San Cristobal puis au marché central pour un déjeuner de fruits de mer.

Lundi 7 mars, dernier jour de ce grand voyage, je pars pour l’aéroport en fin de matinée, ce soir je serai de retour a Mexico !

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Un commentaire pour The last run south – back to Santiago

  1. Pascale dit :

    J’ai la gorge un peu nouée… 16700 kms en deux mois sur la poderosa Honda Falcon !
    Comment peut-on faire un tel périple sans 2 ou 3 méga catas à la clé ??? Au lieu de ça tu nous as montré des paysages sublimes, fait des comptes-rendus réguliers et passionnants, véritables carnets de voyage, je n’en reviens pas, je suis soulagée… et incroyablement fière de toi.
    Maman

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